Est ce que le sentiment de bien être améliore l’espérance de vie ?

Bonheur et santé, ce sont les vœux habituels de début d’année, mais dans quel ordre mettre ces deux mots, est ce que le bonheur nous apporte la santé ou est ce que la santé est le vrai gage du bonheur ?

Une étude anglaise est allée un peu plus loin pour répondre scientifiquement à cette question de fin d’année. Ce travail est issue de la cohorte « UK million women » qui a suivi plus d’un millions de femmes de plus de 50 ans entre 1999 et 2001 pour déterminer d’éventuels facteurs de risque influençant leur santé et la mortalité.

Dans le cadre de leur suivi, les investigateurs ont demandé à ces femmes d’évaluer leur état d’esprit en indiquant leur niveau de satisfaction dans la vie quotidienne et notamment si elle avaient le sentiment d’être heureuse et si ce sentiment prévalait la plupart du temps (défini en pourcentage). 39 % disaient être heureuses la majorité du temps, 44 % régulièrement, 17 % parfois ou jamais. Les investigateurs ont également pris en compte l’état de santé général, la survenue de maladie et de handicap, les facteurs de risques habituels comme le tabagisme, les facteurs sociaux et économiques.

Ces femmes ont été réévaluées après un suivi moyen de 10 ans. 4% d’entre elles étaient décédées. Dans une première lecture, les femmes ayant déclarées ne pas avoir le sentiment « d’être heureuse dans la majorité des cas » étaient associées avec le plus grand nombre de décès. Cependant, une analyse plus fine a ensuite été réalisée par les auteurs de ce travail pour prendre en compte des facteurs de confusion et en particulier la survenue de maladies aiguës ou chroniques comme l’hypertension, le diabète, les différents traitements pris au cours du suivi, les facteurs sociaux et économiques. Il a apparait alors que ce sentiment de mal être n’est plus associé à un sur risque de mortalité.

Alors que peut-on en conclure? En dehors des limites méthodologiques de ce type d’étude, il nous faut bien admettre que selon ce travail, la santé est au premier plan et que le sentiment de bien être n’a d’influence sur la longévité qu’au travers d’une meilleure santé .

 

 

Références: B Liu et al.Publié en ligne December 9, 2015

 

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