Prévention de la démence

La démence est une des pathologies les plus fréquentes liée à l’âge. A coté de la maladie d’Alzheimer, d’autres causes de démences existent avec en premier lieu les démences vasculaires ou les démences à corps de Lewy. En dehors de la prévention des facteurs de risque vasculaire utile quelque soit le type de démences, actuellement les approches médicamenteuses sont décevantes.

Plusieurs études se sont intéressées à la prévention des démences. Le dernier rapport de l’organisation mondiale sur la maladie d’Alzheimer soulignait aussi l’importance du maintien d’une condition physique et psychologique correctes et du lien social.
Quatre grandes études de prévention avaient été menées dans le cadre de l’European Dementia Prevention Initiative:

  • l’étude finnoise FINGER (Finnish Geriatric Intervention Study to Prevent Cognitive Impairment and Disability) avait été réalisée sur deux ans. Il s’agissait de déterminer si une approche multi factorielles comprenant des conseils diététiques, des exercice physiques et un entrainement cognitif ainsi que la réduction des facteurs de risque vasculaire (diabète, pression artérielle..) pouvait prévenir le déclin cognitif et ses conséquences en terme de démence et handicap dans une population de personne entre 60 et 77 ans. 2654 personnes ont été incluses , réparties au hasard en deux groupes. Les résultats montraient une différence significative mais modeste en faveur de l’approche multi domaines par rapport au groupe contrôle
  • Les résultats d’une thérapie non pharmacologique développée par une équipe coréenne, la MCET (Multimodal Cognitive Enhancement Therapy) montrait une amélioration sur la cognition, les symptômes comportementaux et psychologiques et la qualité de vie chez des personnes présentant  des troubles cognitifs légers ou une maladie d’Alzheimer à un stade précoce. La MCET comprenait des entraînements et stimulations cognitifs ainsi que de la musicothérapie. L’effectif était cependant faible (55 personnes)
  • l’étude française MAPT (Multi-Domain Alzheimer’s Prevention Trial),montrait aussi que les personnes âgées  bénéficiaient d’une intervention multi-domaines mais là aussi les  bénéfices cognitifs restaient modestes par rapport au contrôle.
  • Une 3ème grande étude randomisée de prévention, PreDIVA (Prevention of Dementia by Intensive Vascular Care), encore en cours, a inclus plus de 3500 personnes aux Pays Bas, âgées de 70 à 78 ans. Au début de l’étude, ces personnes ne présentaient pas de trouble cognitif. La plupart avait au moins un facteur de risque vasculaire. Les premiers résultats présentés lors 8th Clinical Trials on Alzheimer’s Disease (CTAD 2015) à Barcelone montrent l’intérêt d’une action pour réguler la pression artérielle pendant les 6 à 8 ans de suivi pour réduire le risque de survenue de troubles cognitifs.

Ces études incitent à conseiller de plus en plus des mesures relativement faciles à mettre en place mais qui peuvent s’avérer au final assez efficaces.

 

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