Mort subite

Plus de 500000 morts subites chaque année sont recensées aux USA. Elles se définissent par un arrêt cardiovasculaire soudain. Elles peuvent survenir n’importe où, aussi bien l’extérieur, chez soi ou à l’hôpital. Il s’agit d’un véritable problème de santé publique. Beaucoup d’efforts ont été faits pour améliorer leur prise en charge en urgence. Cependant, le taux de survie est faible autour de 8%.

Peut on tenter de définir des signes d’alarme?

Une vaste étude a été réalisée aux Etats Unis (Sudden Unexpected Death Study) entre 2002 et 2012 portant en particulier sur les circonstances précédant l’arrêt cardiovasculaire et la réanimation entreprise. Dans ce travail, les auteurs ont tenté de rechercher systématiquement des données médicales ou cliniques portant sur les 4 semaines précédant l’arrêt cardiaque. Plus de mille accidents ont été repris pour des personnes âgées de 35 à 65 ans, pour la plupart des hommes (75%).

Dans 24% des cas, aucun élément n’a pu être recueilli sur d’éventuel symptôme d’alerte. Pour les autres (n = 839), 51 % (n = 430) avaient présenté au moins un signe d’alarme dans les jours précédents l’arrêt et la moitiés avait même consulté un médecin dans les jours précédents.

Dans 80 % des cas (n = 334 sur 430), il était retrouvé des signaux d’alarme dans l’heure précédente parfois à répétition durant 24 heures (147 sujets).   199 patients (35 %) ont présenté des douleurs thoraciques,  18 %  (n = 78) une dyspnée, 5 % (n = 22) des palpitations. 20% des malades (n = 86) ont eu des signes digestifs et  10 % (n = 41) un tableau pseudo grippal. Certains sujets ont présenté plusieurs symptômes en même temps. Il était noté  davantage de douleurs thoraciques chez les hommes et de dyspnée chez les femmes.

Parmi les 430 malades avec signes d’appel, 19 % (n = 81) avaient pu contacter les services d’urgence mais pour  63 d’ entre eux, l’arrêt cardiaque s’était produit avant l’arrivée des secours et pour 18 autres, dans l’ambulance, avant l’arrivée à l’hôpital.

Ne pas passer à côté des signes d’appel..

Une large part des sujets ont eu un symptôme dans les 4 semaines avant l’accident mais il reste le plus souvent ignoré. Pourtant une prise de conscience plus précoce pourrait améliorer la survie et la prévention des ces accidents.

Une meilleure information est dont importante à mettre en place.

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