Parkinson et entrainement cognitif

Dans la maladie de Parkinson, s’installent souvent de façon insidieuse des troubles cognitifs légers. Ils sont en général caractérisés par des difficultés d’organisation, de gestion de problèmes complexes. Il existe un ralentissement et des troubles de l’attention qui retentissent sur l’ensemble du fonctionnement cognitif. En général, le processus de mémorisation n’est pas atteint en premier ou seulement indirectement car le ralentissement du traitement de l’information entraine une perte des éléments trop longs à mémoriser.

Le retentissement des ces troubles cognitifs dans la vie quotidienne des patients ayant une maladie de Parkinson est certain. Il n’y a pas de traitement médicamenteux pour ce type de troubles à l’inverse des troubles moteurs de la maladie. . En revanche, une prise en charge avec des exercices de stimulation pourrait avoir un intérêt. Plusieurs études ont tenté de valider leur efficacité mais avec des résultats variables.

Une  récente méta-analyse a été publiée sur les effets d’un entraînement cognitif sur les troubles  cognitifs et comportementaux chez les patients souffrant de la maladie de Parkinson.

Tous les essais cliniques contrôlés sur l’entraînement cognitif chez des patients parkinsoniens ont été recherchés dans les bases de données disponibles.7 études avec au total 272 patients parkinsoniens âgés en moyenne de 60 ans ont été retenues. En général il s’agissait de patients parkinsoniens à des stades modérés de la maladie et avec des troubles cognitifs légers ou très légers caractérisés pas un un Mini Mental Status moyen entre 26 et 29. La durée moyenne de maladie était de 3,35 à 7,5 ans.
L’effet de l’entraînement cognitif global comparé aux patients contrôles était faible mais statistiquement significative. L’efficacité semblait  plus importante sur la mémoire de travail, la vitesse de traitement et les fonctions exécutives. En revanche  l’entraînement cognitif n’avait pas d’impact sur les mesures de cognition globale, les compétences visuo-spatiales, la dépression, l’attention ainsi que la qualité de vie, et les activités instrumentales de la vie quotidienne (gestion du budget, déplacement, organisation des médicaments).

Bien que faible,Cette méta analyse incite comme d’autres travaux précédents, à proposer un entrainement cognitif précoce aux patients ayant une maladie de Parkinson et dès le stade de début de la maladie. On ne peut pas actuellement savoir si cette prise en charge serait susceptible de freiner l’installation éventuelle de troubles cognitifs.

Référence: Leung IH, Cognitive training in Parkinson disease: A systematic review and meta-analysis. Neurology. 2015 ; 85(21):1843

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